Le taxi nous depose a une centaine de metre de notre hotel, et pour cause, devant nous, s'agitent des dizaines d'indiens qui dansent, qui chantent, et qui attaquent toutes choses non colorees. Malgre nos supplications, le taxi se sauve, contraint d'avancer, nous arrivons a l'hotel meconnaissables. Apres avoir depose nos sacs originellement noirs, maintenant multicolores... nous ressortons affronter le chaos, pour atteindre l'hotel des potiers, 200m plus loin. Nous croiserons malheureusement deux chars debordant de guerriers et de munitions. Les autres ayant battu en retraite, c'est trempe que je frappe a leur porte. Ils sortent de leur chambre armes de lunettes de soleil, de masques, et de foulards sur les cheveux. Ce sont des veterans!
Reclus dans notre hotel, on passe le reste de la journee a bavarder, a l'abri du danger, en compagnie de deux amis des potiers. Ici, vous l'aurez compris, l'ambiance est bien moins bonne qu'a Jodhpur. On ne peut pas decider de notre engagement, quiconque sort dans la rue ne reste immacule que quelques secondes. Pour les femmes, c'est plus terrible encore: l'indien devant tant d'anarchisme se permet meme "d'accidentellement" palper nos belles chretiennes.
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