20 Mai


A la fin d'une longue marche a travers la ville.. encore! on rencontre Michel. Michel fait partie des gens qui ont avec les francais fuit le Vietnam en 54. Il avait 10 ans. En 75, une fois le calme retrouve, Michel est revenu au Vietnam. Les personnes comme lui sont essentielles pour la reconstruction du pays. Ce sont eux qui feront le dynamisme et la richesse du Vietnam du sud. Pour autant ses idees n'etant pas conformes a celles du parti, il est surveille de pres.
Apres avoir raconte une histoire extraordinaire de sa jeunesse, impliquant une bombe, une blessure par balle, un coma a la morgue, et une resurrection manquant de le faire abattre definitivement, il nous fait part de son desarroi vis a vis du gouvernemt Vietnamien. Malgre la richesse touristique du pays le peuple reste sans le sou. Le parti, verole par la corruption, se partage le gateau et ne laisse que des miettes. Ici tout les moyens sont bons pour se faire de l'argent. Notamment les formulaires se multiplient car chaque formulaire necessite une signature, et chaque signature, un baksheesh. Il nous explique aussi qu'ayant recu des valeurs francaises de travail, d'honnetete, de sincerite, d'humanisme(valeurs qui malheureusement disparaissent... a l'estp du moins), il a toujours eu honte du comportement de son peuple envers les touristes.

19 Mai


Depart pour le Delta du Mekong dans la matine. Retour a Saigon dans la soiree. Ca nous aura pas plu...

18 Mai


Au premier plan un oisillon mort, au deuxieme un oeuf feconde, au troisieme Am degoutee. Au plan moins un, un type qui fait la grimace... C'est degueulasse ! On voit des pates, des plumes(et oui, je les finis), et puis des trucs qui ressemblent a rien...
Aujourd'hui en plus d'avoir mange un oeuf, on a visite un musee. Le remnant Museum. En gros il montre tout ce que les ricains ont fait de moche pendant la guerre du Vietnam. C'est pas beau. Ca fait reflechir... C'est relativement objectif, mais ca reste qu'une critique unilateral. Il faut bien voir que les ameriquains ne faisaient pas la guerre contre des soldats mais contre des terroristes deguises en civil. Chaque personne mobile etait un danger pour eux. Ce qui explique, mais n'excuse pas, les atrocites que l'on peut voir dans ce musee: photos d'enfants, de meres abattuent, de soldats ameriquains torturant des vietnamiens une clope a la main, un sourire aux levres, de jungles devastees a l'agent orange(qui est la cause de nombreuses malformations constatees chez des nouveaux nees vietnamiens)...

17 Mai


On se promene... beaucoup! Mes talents d'organisateur combines avec mon sens de l'orientaion, font qu'on passe une journee sous le soleil a voir des rues... Je dirais pour ma defense que je n'ai pas de chance. Am en convient.

16 Mai


Aujourd'hui, je me fais raser dans la rue avec un coupe-coupe(avec une nouvelle lame, ne vous inquietez pas), ca marche du feu de dieu! Puis tondre avec une tondeuse mecanique.
Pour enfin me rendre a l'aeroport, retrouver Am. On fera le Vietnam ensemble.

Note: Am, la-fille-a-la-pompe-cassee, est l'amie de Yo a Bangkok.

15 Mai


Je vais avoir l'air completement stupide mais l'histoire en vaut la chandelle. Je vous la raconte. Eux... Promettez moi d'abord de ne pas trop vous moquer. Et rappelez vous que dans le feu de l'action on reflechit pas de la meme facon. Je dirais meme que sous la panique, on devient subitement aussi stupide qu'un manche a balai. Bref, je me lance.
Je me promene en ville, quand deux bonnes femmes assises a un banc me font signe de venir. On papote. La plus vieille m'apprend que sa fille va travailler a Lyon. Je feins l'interessement. La dessus, elle m'invite a dejeuner pour la rencontrer. Une invitation, ca ne se refuse pas.
On se rend chez elle. J'y rencontre Noel. Le type est tres sympatique. Je deviens, en trente secondes, son confident. "j'ai deux femmes! Mais chut, c'est un secret." qu'il me chuchote tout fier. Je lui lance un sourir approbateur, pour ne pas faire le rabat joie. La maison est belle et il en a une deuxieme en Thailande. Je lui demande ce qu'il fait dans la vie. Il est croupier au Royal Machin Truc. Le noms du casino a beau en jeter, je me dis le gugus est pas clair. Il le confirme. "C'est que je triche". Il a un amis suedois, qui de temps en temps vient se remplir les poches au frais du Royal Machin Chose en jouant au Black Jack. 40% pour le suedois, 40% pour le gugus, et 20% pour le superviser.
Il fini par me demander si je veux connaitre la combine. Tudieux ! Bien sur !
Il n'y a pas de quoi casser trois pattes a une poule ni a un canard, il me montre tout bonnement la carte qui va etre donnee et par un code grotesque me devoile le jeu de la "banque". Sa fille pendant toutes les explications est placee a mes cotes pour apprendre le truc. C'est que la fifille tient a reprendre l'entreprise familliale.
Puis sur ces entrefaites un Singapourien arrive. Le gus Noel m'avait prevenu. Le type est riche et con, Noel ne l'aime pas. Noel propose une partie, il me glisse 300 dollars. Je suis pris de court. Je balbutie un "non merci". Ca ne prend pas. Noel a deja commence a me donner un role. "C'est un jeune garcon qui se plait a jouer dans les grands casinos. Il a notament joue a Dubai.". Merde alors! Vous me connaissez, je ne sais pas jouer la comedie. Au lieu de reflechir sur comment me sortir de ce petrin, toute ma concentration s'est fixee sur ce role. Et puis il y a autre chose. Je suis stupidement gentil. Quand on me demande poliment quelque chose, je reponds toujours: " Volontiers". Normalement ce type de stupidite m'attire dans des boites de nuit alors que je suis creve, ou a donner quelque chose dont j'ai besoin. Soit, rien de grave. Ici l'affaire est differente. On veut me faire jouer de l'argent(je suis pas du style) et devenir complice d'une arnaque qui depouillera le Singapourien. Bref tout ca ne me plait pas. Et pourtant, me voila les cartes en mains, le coeur battant. Je ne pense plus aux milles et aux cents que je peux gagner ou perdre. Mon esprit est concentre sur la combine precedement expliquee. La technique; mettre tapis quand je vais gagner et perdre le blind quand je vais perdre. J'ai de la chance je gagne tout le temps. Ca agace le singapourien.
Puis etant chip leader, le singapourien mise plus que je n'ai d'argent. Ma main est gagnante, mais encore faut il que je mette de mon argent sur la table. Car jusqu'ici je jouais avec les 300 dollars de Noel. Si je ne suis pas la mise, alors je perds tout. Soit l'argent de Noel. Il me le reclamera peut etre. Finalement je sors un peut de mes sous. Je gagne. Me voila chip Leader. Je n'ai plus aucun risque de retomber sur cette situation. Pour autant visualisant enfin le danger, je declare que je m'arrete de jouer. Le singapourien n'est pas satisfait pretextant que je lui laisse aucune chance de se refaire. Le type est puissant, et jai aucune envie de repartir avec son pactole. Je veux juste recuperer mes billes. Maintenant je peux arreter de miser quand je veux puisque j'ai plus de sous que lui. Bref, je rejoue en declarant que c'est ma derniere partie.
Le singapourien la dessus lache 20 000 dollars sur la table. Ca sent le roussi. Je suis plus chip leader. Les blinds sont importantes quelques 500 dollars. Il mise 1500 dollars, soit ce qu'il me reste. Noel me montre la carte qui va tomber. Ma main l'emporte sur celle du milliardaire. Je ne fais plus confiance au croupier. Je me retire, laissant les 500 dollars pour le fortuné. Paf tous deux se levent d'un bond me signifiant que je n'ai pas le droit ! Ah, ah! Ils se sont vendu. Je fais mine de ne rien y comprendre. Je leur explique que je prefere garder mes 1500 dollars. Que j'arrete. Ma copine a cote insiste, me disant que je vais gagner. C'est vrai j'avais 21. L'autre au dire du croupier n'avait que 20. Je m'en fous pas mal, je veux partir d'ici et vite. Les deux, devant la catastrophe invente une regle ridicule. Soit disant si je ne suis pas alors je perds tout, meme ce que je n'ai pas mise! Elle est forte celle la! Je me leve et hausse la voix. Ma "copine" m'explique que le type est puissant et qu'il a des gorilles en bas. Connaissant mes capacites en Krav Maga, je lui demande: "combien?". Bien entendu je blague, je me fais dessus. L'affaire peut vraiment mal tourner. Je me fais sage, tout en restant credible. Le richissime tone: "Je n'aime pas ce joueur. Je veux partir!". On reprend nos billes. Le type sort de la maison. Sachant pas ce qu'il se trame a l'exterieur, j'opte pour deguerpir au plus vite. Le sympatique Noel, me ralenti, m'expliquant son desaroie. J'allais gagner, maintenant du a cette regle il est vrai meconnue du grand public, j'avais tout perdu. Je joue l'imbecile(ca, je sais faire), pour ne pas prendre de risque. Puis il m'annonce que le plantureux etait parti avec les 300 dollars. Je voyais ou il voulait en venir, je lui ris au nez, et mets les bouts. Au premier virage, je me tire en courant.

On m'avait dit: "fait gaffe au vietnam, c'est truffe d'arnaqueur". Je leur avais repondu: "Je les attends de pied ferme"...

14 Mai


Le ventre et les poches vident, je pars pour Ho chi Minh(Saigon). J'arrive a 4h. Je passe chez HSBC. Ha, ha! Je mange.
Planning de la journee: sortir de la zone touristique et me perdre dans la ville. Mission accomplie. Je reviens a 2h du matin.
Ici, c'est bruyant mais j'aime bien.

13 Mai


Aujourd'hui, trois buts. Un, aller chercher le visa chinois a l'ambassade. Deux, visiter le Palais Royal(un peu l'equivalent du Grand Palais a Bangkok). Trois, survivre. Ha, ha!
Sur la route du premier, je me fais un peu ecraser. Juste un peu. On va dire a moitie. La partie droite. Je devrais le savoir, ici il faut regarder des deux cotes avant de traverser la route, car certains se plaisent a etre a contre sens. Je repars donc avec une serieuse bequille a la cuisse.
Puis bonne nouvelle; les prix du Palais ont grimpe, je ne peux pas y aller. Soudainement je suis riche. Le troisieme but s'efface.

Note: On peut voir sur la photo un couple qui joue au badminton dans des conditions peu ideales. Ils ne sont pas les seules. Tout l'asie du sud-est en est truffe. Ils adorent ca !

12 Mai


Ce matin je suis bien decide a ne pas manquer le leve du soleil sur Angkor Wat. Je me leve a 5h sans aucun mal(j'ai soigneusement evite tout bidule fumant la veille). J'arrive a l'ecurie. Mon destrier a disparu. Je trouve ca un peu fort de cacao. Menfin, ca ne m'etonne pas de moi. J'aurais pourtant jure l'avoir attache cette fois. La ou je suis veritablement embete c'est pour le possesseur du velo. Comment vais-je le rendre: je pars dans quelques heures pour Phnom Penh. Ce ne sont pas les investigations policieres qui m'effraient puisque le type a aucune information sur moi. J'explique mon probleme a la reception de mon hotel: "Pas de probleme: tous les velos appartiennent a la meme personne. Donc ou que soit rendu le velo, le reultat sera le meme.". Il'y a donc bien une mafia du velo sur tout Siem Reap, qui controle tout le business.
J'arrive a Phnom penh avec plus qu'une poignee de dollars. Chaque passage a la banque est taxe de 10 dollars. Un peu tout le monde se fait plaisir sur notre bonne poire... Bref je tente de gagner le Vietnam au plus vite sans passer par la case "Taxe sur la transaction". En ville, j'apprends que tout les tickets du lendemain pour Saigon sont vendu. Je pars donc le sur-lendemain. L'affaire va etre corsee: il va falloir dormir dehors, boire gratis et manger peu...

11 Mai


La veille a 9h du soir, je tire quelques lattes sur un joint du coin(j'ai appris a me mefier de ces choses la). Je passe la soiree la plus humiliante de ma vie. Je bit que dalle a ce qu'on me raconte, et parler me parait un effort surhumain que, au grand desespoir de mes interlocuteurs, je ferais malgre tout a plusieurs reprises. Pour eviter la chaleur et avoir une belle lumiere, je me leve a 5h du matin. Je suis encore sous le choc du petard. Chaque pas est un defit d'equilibre. J'insiste, me disant que ca passera. Arrive en ville, je commande un petit dejeuner costaud. Je peine a le manger. Finalement je decide de ne pas aller mourir au soleil et pars me recoucher. 5h plutard, je me rereveille; frais comme un gardon. C'est le soleil qui me plaque la tete au sol.
Ayant fait le moyen tour et une partie du petit tour la veille, je m'attaque au grand tour: 120km. Je me satisferais de 70. C'est qu'il faut payer le carburant: plus d'un litre d'eau l'heure ! Au final je n'aurais pas ete aux deux temples les plus eloignes. Sans compter ceux la, je peux dire fierement apres deux jours de velo: " Ankgor: check!"

10 Mai


Au lever du soleil, je pars a dos de bicyclette faire un tour voir les nombreux temples d'Angkor. La chaleur qu'on m'avait dit insoutenable ne venant pas, je reste 8h sur mon velo a passer de merveille en merveille. Betement je m'enfile la quasi-totalite des temples a voir. Il faut normalement trois jours...
Mon pneu finit par crever. Rapidement un pick up me ramasse et me ramene en ville. La, je fais reparer le velo et au meme temps une petite crise d'hypoglycemie. Tout de meme! Ca m'etonnait de ne pas du tout ressentir la fatigue! Puis, dans la soiree on me vole mon velo dans la guesthouse... Merci, je dois aller en ville a pied maintenant! Sans surprise quelques heures plus tard je le retrouve. Allez, on va dire qu'on me la simplement empreinte sans me demander. C'est bon pour cette fois: je mets la chaine.

9 Mai


Arrive a Siem Reap juste a temps pour le coucher de soleil. Je ne me gene pas. Les autres non plus.

8 Mai



Off the record: J'ai ete ce soir a un bar a nana facil(moyennant finance).

L'ambiance est glauque, on y trouve les pires lascars qui soient. Ils sont hideux, pas par leur physique(quoique), mais par leur... aura. Chaque lascar ayant trois magnifiques filles autour d'eux. Je suis arrive trop tot.
Je reviens quelques heures plutard. Les jeunes sont arrives, le nombre de prostitue a suivi. Elles sont autant qu'il'y a de client. Que demande le peuple!
Petite parenthese sur les prostitues ici. Un, contrairement aux notres elles sont belles(elles mettent d'ailleurs la barre bien haut pour les pauvres europeennes du bar). Deux, c'est pas nous qui les choississons, mais le contraire. Il faut se mettre sur son 41!
Au final, c'est un peu comme si en France on avait un bar ou il y avait plein de fille facile super joli, et qu'a la fin... tu payes.
Tout ca pour vous dire que j'ai passe une tres bonne soiree sans aucun complexe !

Bon je blague, mais n'empeche, si en France on a la repulsion quasi automatique des prostitues, ici ca parait bien moins rebutant. Et nombreux se laisse un peu aller...
Ca fait a peu pres vingt minutes que je glandouille dans un coin du bar en sirotant des verres perdus(je suis sans le sous), quand une prostitue me tend la main pour aller danser. En tant que gentlemen je ne peux refuser. On danse... serre. Puis apres un temps tres court(non representatif de la norme) elle me demande de sortir avec elle. Je lui explique: j'ai un coeur noble bla bla bla Lancelot bla bla les pyramides bla je fais pas ce genre de truc. 5min plus tard elle revient les yeux tristes. Ne croyant pas trop au bluff, je vais la consoler et lui dire de s'amuser avec un autre. Elle retente le procede plusieurs fois. Dans la mesure ou je crois pas qu'un homme n'est jamais ete exiter par une prostitue triste, je ne comprenait pas la manoeuvre. Elle finit par s'arreter. J'entreprends de danser avec une non prostitue. C'est plus dur. Deja parce qu'elle croit en une meprise de ma part, ce qui bien entendu la choque ! Elle avait pourtant pas le physique type de la prostitue... Je finis par passer une bonne soiree... a danser.

7 Mai


Je me ballade toute la journee et aboutis dans un cours d'audit dans une universite. C'est, entre parenthese, typiquement le genre de cours que j'essaye d'eviter a l'ESPT, mais voila, ca me manque... Le prof me voyant dehors a tendre l'oreille me demande si je veux prendre place. "Volontier". Les filles gloussent. Pour les garcons, je sais pas trop; ils sont que trois pour cent filles. Les veinards! De l'exterieur, il semblait que le cours etait en anglais. Pas du tout, seul les mots cles et ce qui est ecrit sont en anglais. Je me fais donc rapidement suer. Je n'ose pas bavarder avec ma voisine. Ca serait un peu fort, d'autant que ca n'a pas l'air d'etre la mode ici. J'en profite pour ecrire ces quelques lignes. Ce qui me donne, soit dit en passant, un air des plus scolaire. Ca faisait longtemps !
Il'y a un appel. Ah, ca je connais ! J'etudie leur systeme, et me rend vite compte que l'on peut sans aucun risque signer pour son ami. Je demande a ma voisine ce qu'elle en pense. Ca ne lui etait jamais venu a l'esprit. Puis fait signe energiquement de la tete que non, elle ne peut pas faire ca! Je n'insiste pas.

Note: Travaillant a cote, ils sont souvent en retard. Ils debarquent sans s'escuser a n'importe quel moment.

6 Mai



Phnom Penh: chaotique, colore, crasseux, silencieux, puant, vivant... Ici tout s'entremele, et le resultat est genial ! Les cambodgiens sont extraodinaire de gentillesse. Tous les peuples que j'ai croise sont gentils(sauf peut etre les indiens... avec les indiens, c'est plus complique que ca), mais les cambodgiens battent tous les records.
Bref, je me plais bien ici.

Note: Les cambodgiens sont nombreux a se promener en pleine journee en pijama. Au Laos, j'aurais pense que c'est par flemme, mais ici je pense plutot que c'est par gout. Je vais peut etre ressortir mon beau pijama gris moi...

5 Mai


Laos: Check !

A la frontiere, l'hotesse du bus nous explique qu'on doit donner un dollar pour avoir le tampon de sortie laotien, un dollar pour le tampon d'entree cambodgien et un dollar pour la procedure de test de sante. En gros, ils veullent qu'on les paye pour leur job... Ils se font plaisir !
A part pour trois quatre touristes, qui veulent tenter leur chance en solo, l'hotesse fait la quete et s'occupe de faire tamponner tout ca.
Arrive devant le douanier, car je veux le voir ce voleur, je lui dis ce que je pense de tout ca, et que pour mon cas; ils peuvent se gratter(en anglais c'est plus soft). Ils s'en moquent. Ils me mettent en touche... longtemps. Puis je reprends ma place, et cette fois je la garde, bloquant la queue. Ca ne change rien. Je leur sors mon arme supreme, celle qui fait trembler toutes les crapules, je lui lance un foudroyant: "I call my embassy!". "Go ahead" qu'il me repond. Bien entendu, c'etait du bluff, et je savais pertinement que mon ambassade n'y pouvait rien faire. Je finis par les menacer de devoiler aux autres touristes qui attendent derriere qu'ils n'ont pas a payer! Paf, tampone ! Je ne manque pas de faire part de mon succes aux touristes derriere moi ! Ah, ah!
Ayant trouve l'astuce, les deux autres barrages seront bien plus... comprehensif. Le douanier cambodgien me chuchotera meme: "Ok, you're broke, but you don't have to tell others...".

4 Mai


A 4h du matin, c'est la tempete. Mon lit (la table sur la photo du 1er Mai) est vite trempee. Je tente de poursuivre ma nuit entre la boue et un batiment. Mais rien a faire, les gouttes d'eau aterrisant, projettent de la boue sur mon visage. C'est agacant. Je decide donc de me refugier en face sous un paravent d'un magasin. J'etends toutes mes affaires sur le grillage de leur porte. Il est 5h. Ces supposes flemmards, alors meme que j'avais finit ma besogne, ouvrent leur grille... Sabaidee ! Je me retape tout le boulot. De tout facon j'ai le temps. 3 heures.
Pendant ces 3h, au grand malheurs de vos yeux fatigues, je me suis pas ennuye. Allez, je vous fait la version courte, d'autant que la journee sera longue. A 5h30 je vois passer des moines qui font plus la collecte que l'aumone. Pour apprendre l'humilite les moines ne mangent que ce qu'on leur donne. Mais ce don automatique me decoit un peu... Apres m'avoir ecoute jouer de la flute, un musicien insiste pour me payer mon petit dejeuner, soit des noodles soup(au Laos, on mange la meme chose pour tous les repas). Soit disant, j'aurais l'ame d'un artiste. C'est pas moi qui l'ai dit !
Je pars enfin de Paksay pour arriver au 4 milles iles. Sur les 4 milles j'en choisis deux. Elles sont relies par un pont. Il pleut a torrent. Je jete mon sac dans un coin, et par a la recherche d'une guesthouse. On m'explique ou que je sois, que les moins cheres sont un peu plus loin. Tres vite, j'aurais parcouru plus de la moitie de l'ile. Un peu a l'image de Forest Guuump, je suivrais mes pieds. A la fin de la journee, j'avais vu tout ce qu'il y avait a voir sur les deux iles(ie: c'est beaucoup, a peu pres trois copie double de folles aventures). Le soleil se couche. Je suis a 15km de mon sac, et j'ai toujours pas trouve de guesthouse ! Bien que fatigue, je trouvais la situation... amusante. Je sais pas pour vous, mais ma betise me fait toujours marrer. Je sentais les ennuis arriver. J'avais raison. Ah ah! 2h plutard, il fait nuit noir, on y voit comme dans le posterieure d'une vache(soit rien !). Les rizieres, les flaques, les torrents, les ponts, les scorpions(on m'a dit, ensuite, qu'il y en avait en plein milieu du chemin), tout avait disparu ! Les 5 derniers kilometres ont ete long a parcourir. D'autant que ne voyant rien, je ne savais pas du tout si je m'etais paume a un moment ou a un autre. Une fois arrive au village, je retrouve mon sac et des amis. On dine, on boit un coup, et dodo. Ou? A cote de mon sac, il y avait une guesthouse qui, n'ayant plus de chambre,proposait des hamacs gratis !

3 Mai


On reprend la route. Premier arret un village animiste. Dans les grandes lignes, il y a deux bonus dans ce genre de village: un, il fume a tout age des gros bangs(sorte de pipe evoluee), deux, lorsqu'on prend une photo d'eux paf, ils perdent leurs ames. Pas chouette, on arrive, clic clac, et hop: la damnation eternelle ! On nous explique donc qu'il faut leur demander l'autorisation. Apparement avec l'autorisation, c'est bon, l'ame se barre pas. Mettons...
Une fois sur les lieux tout le monde se moque eperdument de nos appareils aspirateurs d'ames. On est decu... Par contre on sera ravie de voir une gamine de 7 ans fumer la pipe. Ah Ah; c'est dans la boite !

Au cours de notre route la pluie nous attaque. On se refugie dans une taverne. Visiblement la seul dans le coin. On retombe sur plein d'amis touristes. Ils nous expliquent qu'ils ont fait plein de trucs nulles et qu'on a rien manque. Genial ! La pluie calmee, on reprend la route pour s'arreter a une plantation de the qui propose quelques degustations. On en a teste trois. Nous finirons meme pas nos tasses. Pourtant ils sont senses etre excellents. On repart pour une plantation de cafe. Cette fois, il est delicieux; meme pas besoin de sucre.
On rencontre Moundra. A 20 ans, elle fuit le Laos un couteau sous la gorge. C'est la revolution communiste(en 75). C'etait une intellectuel, enfin une etudiante. Les communistes, ca aime pas ca, les etudiants. Elle aterrie en France sans un sous. Grace a un peu d'huile de coude, elle fini par se faire une bonne situation. Maintenant a la tete d'une association humanitaire, elle fait construire des ecoles, et tente d'apprendre aux laotiens des notions d'hygiene et d'agriculture diversifiee. C'est du boulot. Les laotiens sont tres conservateurs et pas du tout ambitieux. Elle nous explique qu'il est difficile pour eux de faire une tache pour la communaute. Ca impliquerait de faire plus que son voisin. D'ailleurs ils ne se font pas confiance. On peut toujours aujourd'hui se faire denoncer par son voisin pour avoir tenu des propos anti-communiste. Ca, elle nous le dira qu'a voix basse. Elle n'utilisera pas le mot communisme et nous demandera d'en faire autant. Il peut etre compris des autres. S'il on est denonce, on peut disparaitre...
Pour revenir au Laos, elle a du mentir au gouvernement. Certains vont jusqu'a se marier avec une revolutionnaire pour beneficier de la confiance du partie.
A notre arrive a Paksay ce soir, je tente de parler de tout ca a Laurent. Il esquivera adroitement le sujet...

2 Mai


Au petit matin on loue des becanes et part faire un tour sur le fameux plateau des bolovenes. Apres avoir passe trois semaines au Laos, on a un peu le sentiment d'avoir fait le tour. On se contente donc du checking des incontournables. Le premier est une chute d'eau completement denaturee et un petit musee des huttes locales. Rien d'authentique, c'est Eurodisney version Laos.
Le soir on arrive a Tadlo. C'est genial. Des puissantes chutes d'eau, dans lesquelles on peut malgre tout faire trempette. Ceci etant dit, il faut avoir une profonde connaissance des coins dangereux. Ca nous empeche pas Pierrot et moi de s'y aventurer. On copie notamment des gamins qui s'elancent dans des rapides; on manque la porte de sortie. Resultat: quelques bleues, rien de bien mechant. On poursuit. Non pas au pieds mais a la tete d'une serie de 5 cascades de 2m de haut, Pierrot est coince. Il y a 50cm de profondeur et un courant a l'apparence faible. Le probleme c'est que le fond est poisseux et sans prise. Pierrot se sent partir. Il me fait ses adieux et crie a Manu, qui sur le rivage implore dieu de sauver son homme, qu'il l'aime. N'ecoutant que mon coeur pure chevaleresque, je lui lance le classique; "Tiens bon, j'arrive !". Ne faisant confiance qu'a la puissance de mes muscles je m'elance a sa rescousse. D'un ongle je me fait une bonne prise et m'etends sous l'eau afin de creer une solide corde humaine. Pierrot me faisant totalement confiance -il me connait- s'agrippe a mon pied, puis a la force de mon doigt, je le sors du petrin.
Bref vous pouvez garder en memoire que je suis un hero. Pierrot le confirmera.

1er Mai


J'ai une grave nouvelle a vous communiquer. Nous avons ete detrones au Laos; nous ne sommes plus les pires touristes du monde. Pourtant ce titre me paraissait amplement merite; par nos caracteristiques d'abord et par notre acharnement a tous jouer le jeu ensuite. Raleur, difficile, moqueur, peu respectueux... et j'en passe et des meilleures ! Mais ca ne suffit pas. D'apres deux rencontres que j'ai fait aujourd'hui(qui m'ont certifie que ce sentiment est bien repandu a travers tout le Laos), les israeliens nous battent a plate couture ! Ils seraient hautains, egoiste, roublard. Il existerait meme a Vientiane, capital du Laos, un restaurant qui a, pose a son entre, une pancarte stipulant: "Interdit aux Israeliens".
Ce soir le gerant de l'hotel me racontera de nombreuses histoires, mais une sortait du lot, car elle regroupait plusieurs vices que les gerants doivent subir tous les jours. Les chambres de Laurent(il s'appelle Laurent) sont extremement bien tenues et pas cheres. Un jour un client demande une ristourne. Laurent ne flanche pas. Alors le client voulant l'acheter, fait glisser discretement sur le comptoir rien d'autre qu'un cookie! La evidement Laurent se marre. Le type frappe du poing visiblement contrarie et demande des escuses. Il n'aurait pas du...
Tout ceci fatigue Laurent, il a souvent besoin de prendre des vacances de ces vacanciers.
A plusieurs reprises dans ces discours je me rends compte que je suis moi-meme pas blanc comme blanche neige. Va falloir travailler ca !

30 Avril


Les «villes» laotiennes se ressemblent toutes, tout du moins elles ont toutes peu d'interet. Celle-la en a vraiment aucun. Une ballade hors de la ville en moto est possible, mais nous manquons de temps.
Le soir je me ballade en ville la flute au bec. Un groupe plus qu'emeche ayant l'oreille musicale, m'interpelle. Contre un verre de biere il me demande une demo. Je m'execute. Je leur joue un truc qui est sense ressembler a l'une des musiques des choristes. Ca fait l'affaire !

29 Avril


Fait marquant de la journee: une Laotienne qui court. Je sors ma petite bouteille de lait de soja et la, paf, la proprio hexagénaire du bouiboui se met a courrir. Laissez moi vous dire qu'on etait sur le derriere, surtout lorsqu'elle est revenue avec une paille a la main. Pierrot s'allonge sur le banc, et paf rebelote. Cette fois c'est pour un coussin ! On passe commande. La grand mere donne ses instructions a sa petite fille. C'est elle qui fera la cuisine. Elle commence par une grimace d'agacement, puis un long soupir, et enfin entame une longue marche vers la cuisine. Ah, nous sommes de retour au Laos !
Dans la nuit nous arrivons a Taket. Le bus comme toujours fut eprouvant, mais il nous a permis de decouvrir une chose fantastique. En effet, en plein milieu du trajet, une vieille dame parlant le francais nous a donne un truc qui etait enroule dans une feuille de bananier; c'etait du saucisson a l'ail ! Quel bonheur.

28 Avril


Pendant que Manu et Pierrot visite la ville, je pique leur ordi et tape mon blog.
Puis on passe une tres bonne soiree a bavarder autour d'une pipe a opium.

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