30 Novembre


On dit de Yazd qu'elle est la plus vieille ville au monde. Difficilement verifiable.. Mais c'est vrai que ses petites maisons en terre crue et ses femmes toutes de noir vetues ne la rajeunissent pas. On a un peu l'impression que le temps s'est arrete ici, dans cette ville au milieu du desert.

On passe une bonne partie de l'apres-midi a essayer d'acheter un billet de train. Le gars au guichet, peu motive, ne nous facilite pas vraiment la tache: il ne parle pas un mot d'anglais, ne lit pas l'alphabet latin et s'exprime uniquement en calendrier Perse. (Pour ceux que ca interesse, on est dans le neuvieme mois de l'an 1388).

29 Novembre


"La dialectique de la vie de nomade est faite de deux temps: s'attacher et s'arracher." Nicolas Bouvier.
On s'en rend particulierement compte aujourd'hui: en 4 jours a Isphahan on a a peine eu le temps de se rendre compte a quel point la ville etait belle, a quel point la vie y etait douce, que deja on doit partir. La route est encore longue.
On se dirige vers la gare, un peu excentree. Apres un rapide passage au commissariat (quelques questions, quelques tampons et quelques verres de the), on monte dans le train. Il est 4 heure, on s'arrache.
Rapidement on se fait une douzaine d'amies. Au bout d'une heure un controleur vient leurs rappeler qu'il est interdit de parler aux garcons.

28 Novembre


Isphahan encore. Pour la premiere fois depuis longtemps il pleut.

Aujourd'hui, en souvenir d'Abraham, c'est eyd e ghorban : les magasins sont fermes et les moutons dans les baignoires.

On decouvre le quartier armenien de la ville; ses eglises.

27 Novembre


Nos amis (Behrouz, Hossein et Mister Reza) nous ont donnes rendez-vous a l'aube pour un breakfast surla montagne. "C'est l'endroit favori des Isphahanis" nous avaient-ils prevenus. En effet, a 7 heure une foule compacte attaque la montagne: des couples, des familles, des millitaires, des vieillards et trois touristes. La ville est prise par la brume mais le petit-dejeuner est delicieux.
100 metres de denivele sur route pavee: on passe l'apres midi a s'en remettre.

26 Novembre


Journee a Isphahan. On flane au musee d'art morderne, on se ballade dans les parcs, sur la grande place de l'Imam. Venus de Russie par milliers, les oiseaux dansent au dessus du fleuve. On leur jette du pain. On va boire un the a la chaykhaneh pres du pont. Puis un autre.
Les petits garcons courent en riant; leurs petites soeurs reajustent leur burqua.
Le soir tombe sur le pont.
Et les oiseaux poursuivent leur elegant ballet.



25 Novembre


Le soleil se leve. La temperature monte brusquement jusqu'a -5 degres.
A quelques metres en contrebas, des ouvriers s'affairent. On essaye de replier nos sacs de couchage discretement. Ca y est, ils nous ont reperes. On se creuse les meninges a la recherche d'une excuse. Inutile, ils sont deja a nous plaindre, nous dorloter, nous offrir le the et maudire le froid: on a vu pire comme engueulade.
A midi, on prend le bus pour Isphahan.

Isphahan la magnifique. Au 16eme siecle, le poete Renier, en visite dans la region la surnomme modestement "la Moitie du Monde". Aujourd'hui encore, la ville concentre bien la moitie des batiments historiques d'Iran. En touristes consciencieux, on decide de faire la promenade de la Moitie du Monde decrite dans le Lonely Planet. Les immenses chantiers qui barriolent la ville et les innombrables clins d'oeil qu'on nous lance a tord et a travers emmoussent quelque peu notre sens de l'orientation: de la Moitie du Monde nous ne verrons que le quart.
Mais deja c'est merveilleux.

24 Novembre


La journee est consacree a la visite des anciennes maisons de Kashan. Maison, le terme est un peu faible: elles s'etalent sur plusieurs centaines de metres carres avec leurs lots de cours interieures, de hammams et mosquees privees.

A la nuit tombee on s'allonge pres de la coupole, 20 metres au dessus du vieux monsieur. On regarde les etoiles*, on attend le soleil.

23 Novembre


On prend, au matin, un bus pour Kashan.
Le contraste est saisissant; exactement mille fois moins d'habitants qu'a Teheran. La ville, ensoleillee, est ravissante: apres plusieurs heures de ballade dans ses ruelles etroites on n'en est toujours pas rassasie. Dans le bazaar seculaire on se perd et se re-perd; on atterit finalement au milieu d'un caravanserail a l'abandon. Seul sous l'immense coupole, le vieux monsieur nous attend: le repas est servi.

Le vieux peut, pour quelques dollars, nous faire monter sur les toits. On refuse poliment en se promettant d'y aller par nos propres moyens. Aussitot dit, aussitot fait: une petite rue, un chariot renverse et nous y voila: les toits de Kashan! Intuile de preciser que la vue est magnifique. On y reste jusqu'au coucher du soleil; on a trouve notre bivouac pour le lendemain. Ce soir on dort dans le seul hotel de la ville qui malgre les matelas en carton et les oreillers en papier-mache nous fait raquer 18 dollars la nuit.

22 Novembre


Teheran, ses 15 millions d'habitants. La ville est enorme, sale et polluee. On loge pres du grand bazaar dont on dit qu'il genere un tiers de l'activite economique du pays: ca court, pousse, tire, hurle et klaxonne dans tous les sens.

On se refugie au musee du tapis.

21 Novembre


La ville de Quazvin est sans grand interet. Tot le matin on prend le train pour Teheran. Le paysage est desertique: il n'y a rien a part quelques pollutions . Bientot on passe a cote d'une centrale nucleaire (?), on ne comprend pas ce que notre voisin cherche a nous expliquer.
Puis vient Teheran et ses 15 millions d'habitants; on roule bien une heure au coeur de la ville avant d'atteindre la gare.
En photo: la petite Sonia s'ennuie dans le train; on passera une bonne partie du trajet a lui transmettre notre savoir faire en matiere de grimaces..

20 Novembre


On quitte Masuleh en fin de matinee. Trois courses en taxi plus tard, on est de retour a Rasht. On monte dans un bus a destination de Qazvin qui nous depose, trois heures plus tard et alors que la nuit est deja tombee, au bord de l'autoroute. Le chauffeur nous crie "Qazvin" en nous designant des lumieres au loin.
Merci mec!

19 Novembre


La veille Benjamin avait repere un petit sentier qui menait, parait-il, "jusqu'a la neige". On le suit docilement pendant trois quatre heures. De neige on ne verra rien, de la boue nettement plus.
On ne lui en veut pas, la vue sur le village en face est magnifique.
On passe l'apres midi a se reposer de notre aventure au cafe du village. Un peu perdue au milieu des vieux habitues, Charlotte, une jeune parisienne, est occupee a rediger le nouveau Petit Fute Iran.
On passe la soiree et une bonne partie de la nuit a discuter avec de jeunes etudiants en architecture, en excursion scolaire. On parle de tout, de rien, d'architecture, de politique, de la France, de l'Iran, des filles en France, des filles en Iran. Les filles en France surtout les intriguent.

18 Novembre


On attend dans un cafe que l'office du tourisme veuille bien ouvrir; le bus nous a depose a 6h. On espere qu'ils pourront nous conseiller sur le moyen le plus simple pour se rendre au petit village de Masuleh: il n'y a pas de bus et les taxis nous annoncent des prix exorbitants. On sera decu: ils sont, a l'office du tourisme, encore moins au courant que nous.
Finalement, un taxi nous emmene a mi-chemin pour un prix tres raisonnable et de la un mini bus nous conduit a Masuleh pour quelques centimes. Le village, a flanc de montagne, est magnifique. Il n'y a pas de rue, on marche sur le toit des autres maisons. On loge dans la plus haute maison du village chez un petit vieux qui ne parle pas un seul mot d'anglais.

17 Novembre


Apres avoir avale le solide et delicieux petit-dejeuner local (pain au yaourt et au miel) on part pour le petit village de Kandovan. On nous avait prevenu "C'est comme la Cappadocce, mais en mieux". Les cheminees de fees sont en effet au rendez-vous. Mieux que la Cappadocce ca reste a prouver mais moins touristique c'est sur; les maisons sont toujours habitees: on a l'authenticite et les ordures en plus.
Le soir on quitte Tabriz le coeur un peu serre, mais la route (lien) est encore longue. Bus de nuit pour Rasht.

16 Novembre


Tabriz toujours. La vieille ville, ses femmes voilees, ses petites mosquees, ses petites rues et ses petites maisons.. L'Azerbaijan Museum aussi.
En photo: Antoine Akbar !

15 Novembre


Journee a Tabriz: on visite la ville, la mosquee bleue et l'immense bazar vieux de mille ans avec ses enormes places voutees et ses caravanserails. Un vieux monsieur nous sert de guide: une petite trappe sous l'etal du marchand de poire s'ouvre sur un ancien hammam aujourd'hui abandonne; un petit escalier entre deux cordonniers monte au "salon de the": une petite salle dans laquelle sont entasses des Iraniens, tous concentres sur leur narguile.. On en prend un pour trois: Antoine en fumeur averti tient bon, Pierre et Benjamin beaucoup moins.

14 Novembre


Reveil a l'aube par les douaniers turcs: on attend une bonne heure dans un froid de canard qu'ils veuillent bien examiner nos passeports. Ensuite viendront la frontiere turc, la frontiere iranienne et la douane iranienne. On roule encore une demie journee avant d'arriver a Tabriz, notre destination. L'apres midi fut une assez bonne demonstration de la fameuse hospitalite du peuple iranien, accrochez vous:

On se dirige a pied vers le centre ville et, deja, les Hello, klaxons et Welcome to Iran fusent. Un quart d'heure plus tard on est invite a boire le the: une dizaine d'Iraniens curieux nous entourent. Un jeune homme, nous guide a travers la ville: inquiet il passe a la librairie pour qu'on achete le Lonely Planet, il nous accompagne dans le magasin d'un ami a lui (re-the), il nous fait visiter la ville et nous passe au telephone, Habib, son oncle francophone qui nous invite a diner chez lui. Il vient nous chercher en voiture et s'occupe de nous trouver un hotel bon marche. Habib est avocat le matin et artiste l'apres midi: il expose entre autre a Paris, Versailles et Nice. Chez lui, de magnifiques tableaux ornent les murs, mais il ne vend rien: avant de passer a table il nous montre ses travaux et nous offre une aquarelle chacun. Le repas est succulent; en bonne musulmane sa femme ne se montrera pas. Il nous raccompagne a l'hotel. Rendez vous est prit pour le lendemain.

13 Novembre


On se reveille doucement.. a la fenetre les magnifiques paysages du Kurdistan s'offrent a nous. On passe la journee dans le wagon restaurant entre petit-dejeuner et rencontres avec d'autres voyageurs: le quebequois qui parlait trop et trop fort, l'italien photographe, l'estonien silencieux, la belle polonaise, l'allemande d'origine americaine, le couple de francais ferrophile (qui aime les trains) : Florence et Benjamin et un iranien bien sympa qui distribue des conseils a tout ce monde. En fin d'apres midi, tout le monde descend: on prend le ferry. La voie de chemin de fer s'enfonce dans la cale du bateau, pour les wagons de marchandise.

A bord du ferry, une jeune et gentille iranienne nous aborde (apres avoir demande l'autorisation a papa) et nous explique pendant quatres heures (si si 4 heures!!) les details de ses pouvoirs telepathiques. ("-Vous me dites si je vous fatigue. -Euh.. non non.. "). On aura chacun droit a une note de telepathie, quelques transferts d'energie et une description a l'aveugle de notre personnalite: Antoine pensif, Benjamin curieux et vrai et Pierre... extraordinaire!


12 Novembre



On avait eu la bonne idee de prendre le bus de Trabzon a Malatya un peu plus tot (on a l'habitude de prendre des bus de nuit) pour pouvoir admirer les paysages superbement decrits dans le le Lonely Planet. Resultat des courses: le bus est parti avec un peu de retard, et une demie heure plus tard, le soleil se couche (4h30 dans l'Est de la Turquie). En plus on arrive a l'Otogar de Malatya, sans avoir pu fermer l'oeil, a 3h du mat. Sur le grand sol froid de la galerie marchande on cherche un peu de repos.
Des l'aube on se rend a la gare ferroviaire dans l'espoir d'acheter nos billets pour l'Iran. Personne ne parle autre chose que le turc. Ils doivent pourtant nous expliquer que, pour le train de nuit, on doit revenir a treize heures, pour qu'ils appellent Kayserie (dernier arret avant Malatya, que le train quitte a midi) pour savoir s'il reste encore des places pour les braves francais. Vous suivez? Notre vocabulaire turc se limitant a "Merci, Bonjour, Bon appetit, Ou pourrais-je trouver un mecanicien" (merci le Lonely!), ca a prit un peu de temps.
On passe une bonne journee a Malatya (abricots, abricots secs, abricots tres secs, confiture d'abricot, noyaux d'abricot, pate d'abricot a la noix ou la noisette, shisha a l'abricot..) Le soir on se fait un petit cinema: on discute avec le projectionniste, on est seuls dans la salle hormis les six ouvreuses qui, etonnees de nous voir la, nous rejoignent peu a peu. Elles rient, nous lancent des whereyourcountry, nous offrent des abricots.. avant de se faire virer par le projectionniste. Tout le long du film, elles reviendront a la charge a grands renforts de gloussements.
On monte dans le train a 4h.



11 Novembre


Aaaaleluia!! Trabzon, peut etre la derniere ville au monde ou l'ambassade d'Iran delivre des visas aux ressortissants francais sans les embrouiller. Hier soir on avait depose trois passeports, 180 euros et trois formulaires; Ce matin on recupere trois visas (valables un mois!). Que demande le peuple!

Pour feter ca dignement, on passe a la banque chercher un peu d'argent.

"HSBC, votre banque partout dans le monde" nous avait explique notre conseiller a Paris. Le directeur d'HSBC Istanbul etait moins enthousiaste: la connection entre la France et la Turquie fonctionne environ une fois sur 100. Ainsi, depuis le debut de notre sejour chaque retrait d'argent prend plusieurs heures (une petite centaine d'essais). Pas d'exeption cette fois-ci; la perseverance de Benjamin (73 tentatives) viendra finalement a bout du distributeur.
HSBC mon cul.

10 Novembre


A midi, et avec quelques heures de retard, le bus nous depose a Trabzon. La ville, qui abrite un enorme port de commerce, est ouverte sur le monde: a chaque coin de rue on croise Russes, Armeniens, Georgiens, Azerbaijanais, Lazes, Kurdes, Armeniens.. c'est plaisant. Par contre la ville sent fort la fornication tarifee, la mafia russe avariee et la sardine grillee. Les sardines sont bonnes.

9 Novembre


On quitte la mediterrannee: un premier bus pour Antalya, un second pour l'Otogar et un troisieme pour Trabzon: on traverse le pays du Sud au Nord puis on longe la mer Noire sur 600 km.
Sur la route les longues et nombreuses escales nous permettent d'admirer l'art du tag turc.

8 Novembre


Apres la dure journee d'hier on s'accorde une bonne journee de repos. Petit dejeuner chez Nurma, une turque germanophone, en vacances ici chez ses parents. Puis direction le cafe du village ou les vieux se retrouvent a longueur de journee pour comploter: on boit 12 litres de the chacun, on fait 96 parties de tarot et, par-ci par-la, on ecrit une carte postale. La vie va tranquillement.

7 Novembre


Objectif Adrasan. Ridicule pense-t-on en examinant le panneau qui indique 16 km. Il suffit de traverser la montagne (montagnette: en fond sur la photo d'hier) qui se dresse devant nous.

Apres 6 heures d'ascension, un labyrinthe de routes s'offre a nous pour la descente. On fait confiance a notre bon sens, on se perd, on se re-perd, on remonte un peu, on redescend, on prend 40 cul-de-sac et enfın, alors que deja le soleil se couche, on apercoit le village d' .... Olympus (!?!).

On tombera heureusement sur trois solides bucherons qui nous inviterons a leur table et nous montrerons le chemin. On marche encore bien 4 heures sous un ciel delicieusement etoile avant d'arrive, ereintes, a Adrasan.

6 Novembre


Sans s'attarder a Kemer on part pour Olympus. Une autre ville cotiere, les transats en moins les ruines antiques en plus. Apres avoir visite les ruines on s'attarde un peu sur la longue plage de galets ou vagabondent quelques vieux hippies et se baignent quelques courageux nudistes.
Wendy (photo), poncho sur le dos et Crocs aux pieds, nous joue quelques notes au yukulele. Elle nous raconte sa vie et, calmement, se perd dans des phrases trop longues..
Peut etre bien qu'elle chante..

5 Novembre


Arrivee a Antalya apres une nuit ''confortable'' en autocar. Une ville balneaire grouillante de monde et sans beaucoup de charme. On se pose quelques minutes au port de plaisance afin de discuter du programme des journees a venir sur cette cote mediterraneenne. En fin de matinee on decide de rejoindre la fameuse voie lycienne, on prend ainsi le Dolmus pour Kemer. On atterrit alors sur une cite balneaire peu gracieuse mais on passe tout de meme une bonne soiree sur la plage qui offre un panorama magnifique de montagnes escarpees dominant la mer.
Ci-contre, une photo assez cocase qui montre certaines contradictions que l'on trouve regulierement en Turquie.

4 Novembre


Journee consacree a la visite de Guzelyurt. Les vieilles eglises, la mosquees et surtout les fameuses cites souterraines antiques. Construites pour se refugier en cas d'invasion Perse, elles s'enfoncent sur plusieurs etages dans un dedale de couloirs de 50 cm de haut et d'echelles creusees a meme la roche. Ci-contre l'entree d'une d'entre elles: 8 metres de descente dans le noir.

3 Novembre


On part de bonne heure pour une longue ballade dans la vallee d'Ihalara. 2 heure de marche jusqu''au petit village d'Ihalara puis la vallee elle-meme: un profond canyon aux falaises incrustees d'eglises byzantines qui s'ouvre progressivement en une vallee paisible, la riviere qui coule, les hautes montagnes typiques de Cappadoce a l'horizon et le ravissant monastere de Selime au coucher du soleil.

"Un Dolmus pour Guzelyurt? Pas a cette heure ci .."
"Un Dolmus? Pas de dolmus ici."
"Jamais de dolmus apres 16h les jeunes.."
Le vieux du village nous aurait menti..?
Guzelyurt est a plusieurs heures de marche, la nuit tombe mais il faut bien que l'on rentre alors on se met en route en croisant les doigts pour le dolmus.
Le vieux avait menti.

2 Novembre


On ne nous avait pas prevenu! Les premiers flocons de neige font leurs apparitions alors qu'on quitte la famille Balta. En milieu de matinee ils se font plus gros et a midi on rattrape tous les camions qui nous avaient doubles dans la matinee, obliges de faire demi tour au col de Kaymakli. On fini la journee entre bus, taxi et autostop destination le magnifique village de Güzelyurt.

1 Novembre


Randonnee toujours. Du chateau d'Ortahisar au petit village de Mustafapacha. En milieu d'apres midi on s'egare un peu et on atterit dans un petit coin de paradis: le jardin de Mehmet Balta. Entre deux falaises, dans une succession de petites grottes amenagees, Mehmet acceuille les touristes. Il sert theş cafe et coca; le prıx est libre. Maıs c'est la basse saison et les touristes se font rares: Mehmet nous invite a boire le the, a diner, dormir et petit-dejeuner chez lui. C'est sa femme Fathma qui est aux fourneaux: en ne prennant qu'une fois de chaque plat on a mange pour 5 jours..

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