27 Avril


C’est jour-ci on a logé à la toute nouvelle Jamee Guesthouse. Cherchant désespérément à se faire connaître, le proprio se casse en huit pour satisfaire tout les désirs de ses clients, et annexe. Oui, depuis que j’ai gouté à l’air frais gratuit dans mon hamac de Nong Kiaw, je dors dehors dès que je peux. Donc moyennant une faible taxe de Manu et Pierrot, je peux poser mon sac dans leur chambre et bénéficier de leur salle de bain. Le gérant le premier soir, me confit une bâche, je ne sais pas franchement pourquoi, mais en tout cas, c’est bien une preuve de son approbation pour mon projet et de sa gentillesse. Je pense d’ailleurs qu’il apprécie de voir un touriste avare.
Ce soir, c’est la tempête. Je suis protégé que faiblement contre la pluie. Je sors mon sac à viande imperméable, bien décidé à avoir une autre aventure à raconter à mon retour. Le proprio n’est pas d’accord, j’insiste, il insiste plus fort. Finalement, je me retrouve à dormir par terre avec eux dans une chambre de l'hôtel. Free of charge bien entendu !

26 Avril


Aujourd’hui on part un peu plus loin grâce à un scooter. On trouve une cave au plafond étrangement bleu, on y fait les idiots. Puis on se rend à une grotte aquatique. Elle est impressionnante, mais tellement longue que sur notre tube on fini par s’ennuyer et prendre froid. Puis pour se remettre de toutes ces émotions, on sort le jeu de taro qui finissait par prendre la poussière. Bref, journée très sympa.

25 Avril


Nous sommes maintenant à Vang Vien. Les tchecques nous ont quitté pour rejoindre le sud du Laos. J’ai bon espoir de les retrouver.
Vang Vien est double.
Au milieu de paysage magnifique, c’est le paradis pour nous autre francophone. A deux coups de pédale de notre hôtel, des caves, des lagons à l’eau bleu électrique, des villages charmants, des villageoises charmantes, et des rizières boueuses (on ne peut pas tout avoir !). Seul réél bémol à tout ça : le rackette systématique. Un pont, un lagon, une cave, tout est payant pour les touristes. On se sent vraiment des gros larfeuilles ambulants au Laos. On a d’ailleurs rencontré un couple de français qui, aujourd’hui, ont crié « Zut ! ». Ils sont restés au milieu d’un pont bloquant tout la circulation. Ils ont obtenu une réduction de 80%, et peut être ont-ils réussi à marquer les esprits. De mon côté, moins malin, j’ai juste fait sué longtemps à chaque fois qu’on me demandait injustement des sous. Parfois je lançais même un « Lao people, not good ». Pendant ce temps la, eux se marrent. Tout le temps, inlassablement, ils se marrent. Le problème, c’est que la plupart des touristes ici ne compte pas, ne savent pas le coût de la vie. Et puis ça fait mesquin devant les copains…
C’est ces touristes qui rendent double la ville de Vang Vien. Ils viennent majoritairement d’Australie, ils sont la pour le tubing. Le concept du tubing est très simple, mais on aura mis longtemps à le comprendre. En amont sur la rivière a été créé de nombreux bungalows sur pilotis. On y trouve des jeux, du style des tyroliennes, des trapèzes, des plongeoirs, des rampes... et des bars. Beaucoup de bars. C’est dans le concept ; il faut être bourré. Pour aller de jeu en jeu, on utilise une chambre à air de pneu de tracteur ; The Tube ! Tout ça en musique. Très franchement, ça dépend des gens, mais pour moi ce genre de jeu peut être marrant. Mais quand on voit les spécimens sortir du mini bus avec leur tube… ça refroidi. On va dire que ce sont des gens cool… Perso, j’appelle ça des boffs. En ville, ils sont torse poil (enfin façon de parler, ils se sont fait épiler avant de venir), les muscles gonflés par la muscu, une casquette sur la caboche, un seau de whisky à la main, une bagasse gloussante à leur côté. Au menu de chaque resto, des hamburgers, des pancakes (en fait ce sont des crêpes, mais il faut pas les perdre), des pizzas, et toutes les autres spécialités culinaires de l’Australie. Dans tous les bars trois télés passant des friends 24 sur 24. Moi, ça m’a fait plaisir, parce que ça fait longtemps. Mais eux, qui sont la pour deux semaines, ne devraient-ils pas s’intéresser un tout petit peu à la culture Laotienne ? Après chacun son truc, mais je trouve le leur un peu moche. Au final les laotiens de la ville sont détestables (je les comprends), et ceux des villages alentours charmants (normal les Aussie n’y vont pas !). Ceux sont les mêmes touristes qu’à Khosan Road à Bangkok. D’ailleurs pour vous dire à quel point ils sont… vilains, ils existent de nombreux bus qui font tous les jours Bangkok-Vang Vien. Bref, ils vont en Thailand et au Laos pour faire ce qu’ils font chez eux.
Oui, Vang Vien c’est BoffLand, c’est Nickey Parade.

Note: Je me suis coupé les tiffs. Ok, c'est original, mais ca me va bien !

24 Avril


S’il est si difficile de négocier les prix au Laos, c’est qu’ici il se moque pas mal de l’argent. Ils n’ont pas notre cupidité. Ce qu’ils veulent c’est manger à leur faim. Ils n’ont pas d’autre ambition. Ainsi, ils fixent leur prix, et si on propose un prix plus bas, même proche du leur, ils répondront en général par la négative. Ils n’auront aucun remord.
Aujourd’hui j’ai une petite anecdote qui illustre leur désintéressement.
De tout le voyage, je n’ai jamais payé autant pour ma chambre d’hôtel. Et pourtant c’est de loin la pire. C’est majoritairement, l’odeur puissante de pourriture qui la place bonne dernière. L’hôtel est dégueulasse et empoussiéré. Pourtant les quatre jeunes filles qui s’en occupent dorment une grande partie de la journée. L’autre partie étant consacrée à regarder la télé. Bref ça glande sévère. Pour autant, elles sont charmantes. La veille de mon départ, je check out, projetant de dormir dehors. Je laisse donc mon sac dans leur hôtel toute la journée, puis j’installe mon matelas gonflable auprès d’eux le soir sous le toit de leur véranda. Pas à un moment, la propriétaire parait surprise ou roulée.
Ceci semble impossible autre part qu’au Laos.


Note: Les Laotiens sont vraiment des glandeurs. La preuve est visible sur ces deux photos: en un le marche de nuit désert (c'est le week end, alors elle bavarde entre copines), en deux des gateaux pourrissants.

23 Avril


J’en faisais quasiment une question de principe : « Je ne donnerais pas un sous à ces chieurs d’arnaqueurs de tuktuks ! » . Mais apparemment les chutes d’eau valent vraiment le coup. Finalement après avoir trouvé un tuktuk plus ou moins sympathique, nous partons à la découverte de cette pissote idyllique. On ne nous aura pas menti.

22 Avril


Fini les dorures à outrance, le rouge clinquant, place aux magnifiques couleurs naturelles. Ce temple sort vraiment du lot. Peut être le plus beau que j’ai vu de toute la Thaïlande et Laos réunis.
Ce temple est le bijou de Luang Prabang (3eme ville du Laos ; soit 44 000 habitants), mais malgré les nombreux touristes (première ville touristique), je ne suis pas sur qu’il soit beaucoup visité. Les touristes resteront majoritairement dans la rue principale ou l’on trouve les bars et un splendide marché de nuit. Au long de cette rue, des centaines de tuktuks qui nous lanceront les uns après les autres : « Hello ! Waterfalls ? ». A notre air agacé, certains, désespérés, souffleront, avec un brin d’espoir, un petit : « Cheap, cheap… ».
Au cours d’une promenade, à pas 5 minutes du centre ; un village. On sera vite invité à boire une bière par le chef du village. C’est un petit homme rachitique édenté ayant pour seul habit un panung (pantalon local) et un chapeau aux formes dissymétriques et multicolore. C’est pittoresque, hein ? Ouais, mais c’est faux. Le type est gros et riche. Il sort son portable, et appelle sa fille qui sort de l’Ecole Normale Supérieure du Laos. Elle parle un français parfait, meilleures que le notre. Avec son français et ses vêtements d’un style ancien, on a vraiment l’impression de faire un saut de 100 ans dans le passé.

21 Avril


Aujourd’hui, on descend vers Luang Prabang en bateau. C’est beau, paisible, ça fait du bien. On jouera aux échecs avec un couple de tchèques (Micha à gauche et Philip au milieu). Philip est extraordinaire ; toujours souriant, toujours content. Architecte de métier, mais répugne à être dur avec ses subalternes. Il préfère donc créer des projets architecturaux pendant l’hiver et construire de ses mains des maisons de tous types le reste du temps. Il trouve ça plus valorisant à la fin de la journée de voir le fruit de son travail. Il vit très simplement, ce qui lui permet de beaucoup voyager. Il profite de chaque opportunité pour travailler à l’étranger. Il aura notamment été un an au Pakistan et fait une partie de ses études en France. Il parle donc un très bon français, et connait de nombreuses expressions qu’il est toujours amusant d’entendre sortir de la bouche d’un étranger.
Fait majeur de la journée : Philip bat par deux fois Pierrot aux échecs!

Note : on verra de nombreuses Tracto pelle 21B8 ; manifestement de l’or repose au fond du lit de la rivière.

20 Avril


Après un petit déjeuner local (noodle soop), nous partons nous balader en vélo dans une vallée à couper le souffle. Après un pot chez des villageois, on se pose sur une plage de galets. La baignade est à proscrire. Le courant est tel qu’une fois l’eau à hauteur de genoux,les pieds se mettent à glisser. Je me rends compte pour la première fois le danger d’un tel courant. Car une fois la vitesse prise, il est très difficile de se raccrocher au rivage, même avec seulement 50cm d’eau.

19 Avril


Au milieu de montagnes dont les versants plongent dans une riviere, un village : Nong Kiaw. Comme vous pouvez le voir, c’est magnifique ! Pour ne pas en perdre une goutte, je dors à la belle étoile dans un hamac bercé pas le vent de la tempête.

18 Avril


Encore une fois le bus nous fait voir des choses magnifiques qu’on ne peut pas voir en ville. On loue donc une bécane pour retourner dans ces charmants petits villages. On y est accueilli à bras ouvert et tous se réunissent pour nous dire lakon. Sur la route des ouvriers par centaines construisent un fossé sans aucun engin à moteur. On verra aussi une cascade : un type rentre la tête la première dans un camion. Sans son casque il était mort, il s’en tire avec une ouverture au menton que l’on soignera sommairement. Les locaux, eux, n’auront pas bougé un muscle.

Note : Comparées aux thaïs, les laotiennes ont une grosse poitrine.

17 Avril


La pluie est tombée toute la nuit, la poussière avec. Une randonnée en montagne est donc hors de question.
Je rencontre deux français, Manu et Pierrot, qui font le tour du monde pendant un an. On décide de ne pas insister plus longtemps, et de prendre le premier bus pour Oudom Xai.

Note : J’ai fini mon bouquin. J’entame le deuxième.

16 Avril


Sur les coups de 10h du soir, je décide de faire un tour en ville, histoire de voir un peu d’animation. La rue est déserte. Il faut savoir que les laotiens n’ont pas le culte du travail. Les magasins ferment à 4h30, les restaurants à 19h30. Je retourne à l’hôtel. Puis ayant laissé les clés du cadenas dans ma chambre, je ressors pour trouver une scie à métaux. Je l’ai déjà dis, tout est fermé. On va simplement dire que je fais partie des gens qui sont optimistes. Devant un garage équipé, je lance un timide et poli Sabaidi(bonjour, je sais pas dire bonsoir…) : rien. J’insiste un peu, … Beaucoup. On fini par répondre. Je comprends pas mais ça manifestement pas l’air bon. Je me rends à un autre magasin que je connais (j’y ai passé la journée). On me refile un marteau. Sceptique, je retourne donner trois coups sur le cadenas. Je fais deux trois fois le tour du village, et finis par me résigner à dormir dans le couloir. Au niveau du confort, dormir sur le lit ou parterre c’est kif kif. La différence c’est que là, j’ai des amis*. Ils passeront la nuit à me sauter dessus.
*Le moustique sur la photo donne l’échelle.

15 Avril


Pas loin au nord, un village réputé magnifique. Je tente ma chance. La même.
Visiblement la seule attraction ici c’est de se balader dans les montagnes avoisinantes. Les laotiens n’ayant pas le sens des affaires, font payer ça une fortune (ils n’ont pas vendu un seul trek aux touristes depuis plus d’un mois, mais ils maintiennent leurs prix !). Je reste donc en ville, toujours mon bouquin a la main. Le même.

Note : Aujourd’hui c’est le nouvel an au Laos. L’idée c’est se balancer de l’eau à la figure toute la journée. Un peu comme la Holi en Inde (28 Mars). J’étais assez excité à l’idée. On m’avait conseillé d’aller dans ce petit village pour cette fête. Plus authentique, vous comprenez. C’est surtout beaucoup plus calme ! Seule grosse conséquence de ce nouvel an, tout est fermé. Pour la journée je n’aurais mangé que mes fruits et des Kolosos.

14 Avril


Sur le trajet, les montagnes, les petits villages font rêver. Et en ville tout disparait sous un lourd brouillard de poussière. L’effet western est garanti. Ce n’est pas celui attendu…
Avec ma plaie au pied je suis « forcé » de rester au saloon avec à la main… un bouquin ! Le même.

Note : Les laotiens aiment à ce qu’on leur fasse confiance quand ils nous rendent la monnaie. Et eux, en échange, nous font confiance quand on leur lâche une liasse de billet.

13 Avril


Apres une journée de glandouille à Vientiane, je prends un bus pour le nord. Durée : 16h. A ma gauche une fille supportant mal le transport, à ma droite un bébé tentant d’être chanteur d’opéra. Ce bus fut pour le moins éprouvant. Ne pouvant clairement pas dormir de la nuit, je lis dans le couloir, le livre proche de la veilleuse. Puis arrivé enfin à Oudom Xai, la ville relais, j’engouffre une moitié de poulet dans un bouiboui, plus que dégueux. Deux minutes trente plus tard, mon ventre me fait savoir son désaccord vis-à-vis du choix du resto. Je grimpe dans un minibus aux amortisseurs défoncé. Et pour cause, la route quotidienne est quelque peu cabossée. Mon estomac bien accroché tient le coup. J’arrive 5h plus tard à Nam Tha. Verdict : pas à la hauteur de mes espérances…

12 Avril


La moitié de mon sac est rempli de bouquins. Je rajoute deux pavés à ma collection. Une librairie française est à deux pas de ma Guesthouse. J’ai pas pu résister. Ils parlent de l’histoire du Siam. Toute la journée j’en dévore la moitié du quart du premier bouquin.
Le soir je découvre un court de tennis ouvert. Des enfants jouent. Je les regarde. Apres une demi-heure, ils comprennent enfin que je veux jouer. On me passe une raquette, j’enlève mes sandales. Trois balles plus tard, je remets mes sandales, je rends la raquette. La peau de ma plante de pied s’est arrachée.

11 Avril


A Vientiane, capital du Laos, on peut voir des rues désertes, la piaule du président, un temple décrépi, des moines, une arche, un temple tout jaune, des maisons de style français, des pancartes françaises, une boulangerie pâtisserie viennoiserie, des restos français, et même un Gaston Lagaffe(Menfin…).
En plein centre ville on se sent comme dans un village. Je me pose des questions sur le reste du pays…

PS : A cause de ces gredins la, j’aurais fais la moitié de la visite bourre. Impossible de leur fausser compagnie.

10 Avril


Tard dans la journée je passe la frontière. Me refusant à donner de l’argent a ces voleurs de rickshaw, armé d’une carte, d’une boussole et de mon fameux sens de l’orientation, je pars a l’aventure.
Je ne suis pas déçu. J’ai fini de quadriller toute la ville, plus une rue n’a de secret pour moi ; j’aurais parcouru, sous la chaleur tropicale, plus de trois fois la distance nécessaire !
Dorénavant, je ne ferais plus confiance a cette saleté de boussole !

9 Avril


Avant de passer la frontière, je me dois d’aller dans le fameux parc rempli de statue gigantesque. Check !

8 Avril


Le réveil est dur, mais il y a un bus a prendre. Direction Nang Kai. Toute la journée j’essaye désespérément de dormir ; impossible. Arrive en ville, sac sur le dos, je pars à la recherche d’une guesthouse. C’est harasse et ruisselant de sueur que je trouve la Sunshine Guesthouse. Dodo.

7 Avril


Mon départ approche, un ami suédois de Yo arrive. On fête tout ca autour d’un barbecul chez Am, la fille a la pompe cassee. On me charge de couper la viande. C’est la boucherie. On finit la soirée dans le bar désert de Yo ; elle refait la déco.

6 Avril


Cette fois ci je prends un vrai massage. J’évite les massages pour touriste en m’engouffrant dans une rue spécialise dans la médecine traditionnelle. Au fond d’une pharmacie, un bureau. Il m’indique le 2eme étage. A Bangkok le 2eme étage est dangereux. La dernière fois que je suis monte au 2eme étage, j’ai rapidement entendu des gémissements. Mais cet endroit inspire la confiance.
La piece ressemble a une salle de classe a la peinture quinquagénaire. Au sol des fins matelas, dessus des Thaïs se faisant masser.
Le massage est pas franchement agréable, mais franchement fatiguant. J’ai demande deux heures, je n’en verrais qu’une partie… J’ai eu un doux ronflement. C’était mignon m’a t’on dit. J’ai bave, ca l’était beaucoup moins.
C’est de ce massage la dont je suis sorti moins bossu. L’autre ne m’aura rien fait !

5 Avril


Au cours d’une ballade nocturne, je tombe sur le fameux marche aux fleurs de Bangkok. On m’explique qu’il a lieu la nuit pour que toutes les cérémonies du lendemain qui ont lieu dans la province puissent avoir des fleurs resplendissantes.

4 Avril


Pour les beaux yeux de Marilou, je m'en vais au Lupini Park faire un tour de piste. A la vue d'un iguane, j'oublie les yeux de Marilou, et prends ma premiere pause. Soudain le temps s'arrete. Il est 6h, l'heure de l'hymne national. Ici on ne rigole pas avec ca! Je reprends ma course et 100m plus loin me voila au milieu d'un champ de danseurs gymnastes qui travaillent leurs fessiers au rythme d'une musique techno. Je m'arrete et ne repartirais plus...

3 Avril


Au cours d'une discussion avec deux Thais, on se met a parler de Fight Club. Tres vite, il est question de faire de meme. Un gringalet fort sympathique finit donc par me provoquer en duel. Le type fait 1m65, et 60kg. Avec mes 1m87 et 83kg, je me sens d'accepter. Car meme si je sais que mes capacites sont faibles, et que les siennes peuvent etre importantes(il m'a certifie qu'il ne faisait pas de Boxe Thai), mes chances ne sont tout de meme pas ridicule. Et puis mince, je suis un aventurier !
Je releve le defi ! Tous se mettent a rire et a m'applaudir. Puis ils me certifient que c'est une tres mauvaise idee. La dessus pour me rassurer le freluquet me promet de ne pas me casser le nez. Ca me rassure pas du tout ! On m'explique que malgre qu'il ne fasse aucun sport, ces muscles sont dures comme du beton: c'est un Isan. On finit par mesurer ca, grace a quelques bras de fer. Le resultat est mitige. Finalement, il me laisse son numero, mais je reste pensif. Je ne tiens pas particulierement a gagner, juste a mesurer ma force. Mais est ce que j'arriverais a mesurer quoique ce soit en me faisant ratatiner la figure?
Ce soir, j'obtiens ma reponse. Je vais voir des combats professionnels de Boxe Thai. Apres une danse, et quelques prieres, les combattants s'elancent. Les coups sont rapides mais paraissent pas tres puissants. Quand leurs corps commencent a etre bosseles par les coups, je me ravise. Malgre la douleur qu'ils endurent, il n'y a aucune peur ni haine dans leurs yeux. Ils continuent a danser avec la musique incessante, joue par un couple de papy. Le public, lui, crie des u et des i. Chaques coups assene est suivi de ou(comme chez nous...). Apres un match, les combattants se montrent un grand respect mutuel. Meme apres un KO impressionnant.
Tout compte fait, je crois que je vais sortir ma carte de l'aventurier prudent, et renoncer a mon duel.

2 Avril


Yo recoit un coup de fil d'une amie en detresse. Plus de douche, plus d'eau courante; la pompe a eau est percee. Tel un gentleman digne de ce nom, je me porte volontaire pour secourir la belle. Je saute dans un taxi, direction Sathorn.
Le trou est gros, et les outils faibles. Je dois en acheter d'autres. Apres 3h d'intervention sous un soleil ardent, la pompe est de nouveau en etat de marche. Fier comme un coq, je savoure ma recompense: une biere chez Yo.

1er Avril


Ca faisait longtemps que j'en revais, aujourd'hui je me fais plaisir; un petit massage. Je prends deux heures, soit 10 piastres. Apparement, moins est inutile pour le corps. Plus grand, plus gros que les Thais, la masseuse n'a pas l'habitude. Pour trouver la ligne energetique, elle doit appuyer fort. Ca la fatigue. Moi, ca me fais mal. Je me dis:"je suis un homme"; je ne dis rien. Mais ma grimace me trahis. Le massage est d'un coup bien plus agreable. Devant appuyer sur l'aine, elle marche dessus. Devant la douleur, cette fois ci, je parle. Rire gene. Puis elle travaille mon cou. Elle y decouvre de grosses tensions. En sortant de la, en effet je decouvre que la force qui me poussait a etre bossu, a disparu. Puis le massage prend des tournures suspectes. Pris de court, je me laisse aller... Je finis par lui enlever la culotte. Monsieur dechante, c'est un ladyboy !

31 Mars


Ce soir suivant les tuyaux de Yo, je dine au restaurant secret sur les quais de Chao Phraya. La vue est incroyable, l'air est frais, la nourriture est bonne et bon marche. Puis je me rends au Blues Bar. L'endroit est minuscule, l'ambiance fantastique. Un sourire aux levres, qui ne se decrochera pas de la soiree, j'ecoute les talentueux musiciens. Ils ont pour Guru Oodie, j'en aurais pas tant dis.
Merci Yo !

30 Mars


Les Red Shirt sont encore la. Taksin leur offre nourriture et salaire pour rester. Le siege peut durer longtemps. En attendant les gens sortent moins, depensent moins; c'est un calvaire pour les commerces. L'etat ayant peur de declencher la violence des manifestants, reste totalement de marbre devant les fauteurs de troubles.

Commentaire photo: Le metro, tres futuriste, a la clim, des ecrans plasma, et des moines. Apparement en Thailande il n'y a que deux entites dangereuses. Les policiers(la corruption les aide a arrondir les angles-salaire fois 4) et les moines, parfois anciens criminels, maintenant intouchables par la justice.

29 Mars


Durant mon voyage retour vers Bangkok, je continue mon etude ethnologique:
Attendant le ferry, les Thais prennent leurs dernieres photos. En groupe, seul, souriant, posant, montrant du doigt l'ile puis la mer; ils peuvent partir serein, toutes sont dans la boite. Le ferry approche, il est a 200metres. Un premier groupe de Thais s'en va vers le quai d'embarcation. Ce mouvement declenche le depart de tous les Thais. On m'expliquera qu'ils sont tres "moutons" et qu'ils aiment a etre les premiers a attendre. Pas de "chance" le ferry contenant des voitures ne s'amarre pas a l'embarcadaire pieton. Ils metteront beaucoup de temps a se decider a abandonner leur bonne place dans la queue. Des occidentaux, les premiers a partir, lanceront le mouvement. Arrives au bateau, ils n'attendent pas que les passagers posent le pied a terre, ils s'emgouffrent tant bien que mal afin d'avoir les meilleures places.

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