A 4h du matin, c'est la tempete. Mon lit (la table sur la photo du 1er Mai) est vite trempee. Je tente de poursuivre ma nuit entre la boue et un batiment. Mais rien a faire, les gouttes d'eau aterrisant, projettent de la boue sur mon visage. C'est agacant. Je decide donc de me refugier en face sous un paravent d'un magasin. J'etends toutes mes affaires sur le grillage de leur porte. Il est 5h. Ces supposes flemmards, alors meme que j'avais finit ma besogne, ouvrent leur grille... Sabaidee ! Je me retape tout le boulot. De tout facon j'ai le temps. 3 heures.
Pendant ces 3h, au grand malheurs de vos yeux fatigues, je me suis pas ennuye. Allez, je vous fait la version courte, d'autant que la journee sera longue. A 5h30 je vois passer des moines qui font plus la collecte que l'aumone. Pour apprendre l'humilite les moines ne mangent que ce qu'on leur donne. Mais ce don automatique me decoit un peu... Apres m'avoir ecoute jouer de la flute, un musicien insiste pour me payer mon petit dejeuner, soit des noodles soup(au Laos, on mange la meme chose pour tous les repas). Soit disant, j'aurais l'ame d'un artiste. C'est pas moi qui l'ai dit !
Je pars enfin de Paksay pour arriver au 4 milles iles. Sur les 4 milles j'en choisis deux. Elles sont relies par un pont. Il pleut a torrent. Je jete mon sac dans un coin, et par a la recherche d'une guesthouse. On m'explique ou que je sois, que les moins cheres sont un peu plus loin. Tres vite, j'aurais parcouru plus de la moitie de l'ile. Un peu a l'image de Forest Guuump, je suivrais mes pieds. A la fin de la journee, j'avais vu tout ce qu'il y avait a voir sur les deux iles(ie: c'est beaucoup, a peu pres trois copie double de folles aventures). Le soleil se couche. Je suis a 15km de mon sac, et j'ai toujours pas trouve de guesthouse ! Bien que fatigue, je trouvais la situation... amusante. Je sais pas pour vous, mais ma betise me fait toujours marrer. Je sentais les ennuis arriver. J'avais raison. Ah ah! 2h plutard, il fait nuit noir, on y voit comme dans le posterieure d'une vache(soit rien !). Les rizieres, les flaques, les torrents, les ponts, les scorpions(on m'a dit, ensuite, qu'il y en avait en plein milieu du chemin), tout avait disparu ! Les 5 derniers kilometres ont ete long a parcourir. D'autant que ne voyant rien, je ne savais pas du tout si je m'etais paume a un moment ou a un autre. Une fois arrive au village, je retrouve mon sac et des amis. On dine, on boit un coup, et dodo. Ou? A cote de mon sac, il y avait une guesthouse qui, n'ayant plus de chambre,proposait des hamacs gratis !
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