24 Janvier


Mumbai; l'opulence et la misere.
Les beaux bâtiments de l'époque coloniale, les quartiers chics et les parcs ombragés. Bollywood, ses films a gros succès et ses acteurs multimillionnaires. En front de mer, les énormes buildings en construction répondent a leur frères Dubaiotes. La Tata Tower notamment se dresse fièrement, vitrine de cette Inde qui réussit. Tata Motors, Tata Steel, Tata Airways, Tata Hotel ou Tata Consultancy. Tata père et Tata fils.


Devant l'aéroport s'étend le plus grand bidonville d'Asie. On ne s'arrête pas. Les enfants mendiants, le ton suppliant et les yeux larmoyants, ne veulent pas vous lâcher la main. On se dit que eux aussi sont de parfaits acteurs, que la mafia est derrière tout ça. On essaye de garder bonne conscience. Qu'est ce que ça changerait quelques roupies pour nous? Rien. Et pour eux? Rien non plus probablement. On oublie. Des jeunes camés et de vieux malades dorment dans les caniveaux. On passe notre chemin.


Mumbai; la réussite insolente face à l'extrême pauvreté.
On essaye d'oublier.
Les hommes qui souffrent seront encore là demain.




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