Une ligne de chemin de fer reliera Yazd a Shiraz d'ici 2010 d'apres les plus optimistes. Dans le bus, entre mal de dos et militaires, on en reve doucement. On en reve, facon de parler: on ne fermera pas l'oeil de la nuit.
Il est cinq heure; Shiraz, engourdie par le froid, est deserte. On marche jusqu'en centre ville. Dans les enormes caniveaux quelques balayeurs fatigues brulent leur recolte.Le premier hotel est ferme, le deuxieme aussi, le troisieme complet, le quatrieme a fait faillite, le cinquieme est trop cher, le sixieme est transforme en caserne et le septieme n'accepte pas les etrangers. Le huitieme est bien.
On passe une bonne partie de la journee a dormir.
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